mercredi 24 mai 2017

"C'est une fracture des amygdales !".

Jeudi soir dernier, alors que je bouquinais paisiblement sous la couette, calée contre mes oreillers, je me suis assoupie. Pourtant, ma lecture était palpitante mais... Ma tête est tombée en avant. Disparition spontanée. Quand je me suis réveillée, en sursaut, quelques minutes plus tard, j'avais atrocement mal aux amygdales. En raison de mes longues années de médecine, j'ai aussitôt diagnostiqué une fracture des amygdales (c'est douloureux mais pas mortel, heureusement).

Le lendemain, je n'étais pas trop en forme et je souffrais toujours. Le soir, quand je me suis mise à grelotter en maudissant la fraîcheur de cette soirée printanière, je me suis mise à douter. Après quelques secondes d'intimité avec un thermomètre, le verdict est tombé : 39°.

Le samedi matin au réveil, je frôlais les 40° et étrangement je me sentais presque en forme. Cette sensation n'a duré que quelques minutes et quand j'ai vu qu'une heure plus tard le paracétamol ne semblait avoir que bien peu d'effet(s) sur mon état, je me suis décidée à consulter un médecin en urgence, qui n'était donc point le mien puisqu'une part les urgences, il ne les gère pas avant une semaine, et d'autre part il ne travaille pas le samedi. Le médecin qui m'a reçu était un peu austère de prime abord et moi, bien que fatiguée, je me sentais autant l'âme d'une humoriste qu'à l'ordinaire. Alors quand il m'a demandé depuis quand j'avais les amygdales dans cet état, je lui ai raconté de manière fort romancée ma soirée de jeudi, et cette atroce fracture des amygdales qui paradoxalement ne m'empêchait pas de parler. Alors que je riais de la drolitude de cette anecdote, tout de même, il a déclaré, sans un sourire, d'un ton et d'un air atrocement consternés :

"Une fracture des amygdales, ça n'existe pas."

En insistant bien, comme vous pouvez l'imaginer, sur le "ça n'existe pas". Desfois qu'en plus, je me sois fracturée la compréhension.

Quand je lui ai demandé un traitement de choc pour aller travailler lundi (je suis absolument INDISPENSABLE), il a haussé son sourcil droit en disant que la plupart des gens demandaient un arrêt de travail, rarement un traitement de choc.

Je lui ai donc répondu (humour humour !) que peu de gens tout de même, se fracturait les amygdales en lisant. Il n'a pas davantage apprécié.

La morale de cette histoire, c'est que la fracture des amygdales n'existe pas. Et l'humour médical NON PLUS.

dimanche 14 mai 2017

"Je suis victime de maltraitance....

Et je suis mon propre bourreau". 

Voilà une phrase que je me répète souvent. Je m'efforce d'agir en conséquence, mais bien souvent la pression du contrôle que je m'inflige est si forte, que je pratique bien malgré moi la flagellation de l'esprit de manière quasi-permanente. Et pourtant ! J'aspire à rêver. A ne plus me brutaliser ainsi. A faire la paix avec moi-même. A vivre.

Un peu par hasard, je suis tombée sur le livre de Fabrice Midal, dont je n'avais jamais entendu parler (il est philosophe et écrivain) : Foutez-vous la paix et commencez à vivre.
J'ai commencé à le lire, parce que rien qu'avec le titre, j'ai eu le sentiment d'être comprise. Entendue. Ecoutée. Pas (ou plus) seule avec mes questionnements existentiels. Je me suis dit que quand même, c'était tout à fait ça. Je ne recherche nulle part ailleurs des réponses qui je le sais depuis le temps que je vis avec moi-même, sont rangées là, précieusement, à l'intérieur. Je me sens comme une bibliothèque, le livre du dessus m'empêche souvent d'accéder à celui du dessous, et que dire du livre lu et aimé, si méthodiquement oublié tant il est criant de vérité ? Ou encore celui posé sur la pile, dont je reporte la lecture à demain, ce demain qui pourtant ne survient jamais ? Tant de livres... Autant de questionnements existentiels, donc.

J'ai lu. Relu. Je réfléchis. Je me remémore. Ce livre est une invitation à de la bienveillance envers soi, de multiples façons, sans qu'aucune d'elles ne soit une leçon. J'ai profondément aimé sa lecture, très certainement parce que je suis à un moment de ma vie où je ne supporte plus cette quête de la perfection qui est mienne, alors que j'aspire simplement à être la somme de mes qualités et de mes défauts, en toute simplicité.

Beaucoup de passages me bouleversent, me remuent, me font sourire. Ce passage, notamment : qui suis-je ? (cliquer sur l'image pour l'agrandir, à défaut d'avoir une loupe à portée de main !).



Et puis ces quelques vers de T. S. Eliot...

"Quel est ce moi intérieur, observateur silencieux,
Critique sévère et muet, qui nous épouvante ainsi
Et nous pousse à la futile agitation,
Puis, à la fin, nous juge encore plus sévèrement
Pour les erreurs où ses reproches nous ont jetés".

C'est une lecture qui fait du bien. Beaucoup de bien. Et qui me redonne un regain d'énergie. Je vais donc commencer par arrêter les régimes draconiens et acheter des fringues à ma taille. ME FOUTRE LA PAIX.


***

Pour en savoir plus, site de Fabrice Midal.

samedi 13 mai 2017

Goujaterie culottée !



Voilà quelques temps, déjà, un homme (préservons son anonymat, à défaut de sa dignité) m’a dit, alors qu’il me regardait déambuler en dessous dans mon salon « Quand même, tes culottes « lapin » c’est grave... ». Grave ? Quand moi je songeais confort. Ceci dit, je reconnais que ce lot de slip Playboy, niveau érotisme.... Bon. Et puis j'avais un peu omis, dans l'histoire, le plaisir de porter de la dentelle.
Alors je me sermonne, je me dis que le confort, c'est bien, mais que c'est quand même drôlement important de ne pas non plus laisser mourir sa féminité enrobée dans un élastique estampillé avec des lapins et je me décide à renouveler un peu ma lingerie. Avec notamment des jolis boxers (mon orifice arrière exècre les ficelles de toutes sortes...) et des hauts assortis. Et pas juste du noir, mais du bleu, du fuschia... Je m'enflamme un peu (comme je sais si bien le faire quand je suis armée d'une carte bancaire) mais je n'ai qu'une vie, après tout (et puis je suis dans la pleine force de l'âge, tout de même...). Forcément, je ne pouvais que pavaner devant l'homme à l'origine de cette critique (constructive, je l'admets) dès que possible. Alors qu'un matin, l'occasion se présente ENFIN de déambuler dans l'un de mes nouveaux ensembles...  Dans l'attente de le voir s'extasier, inévitablement...

Il dit juste, d'un ton atrocement banal "Tiens, tu as changé de culotte....".

Voilà. C'est tout. 

Depuis, je ne manque pas une occasion de clamer haut et fort que lui aussi porte des moches-culottes avec des lapins. Et au passage, je dénigre ses chaussettes trouées. Goujat !

***

L'illustration de ce billet est le modèle Tivoli de Bestform. Très beau, très classe et décliné dans des coloris très beaux (je l'ai pris en noir, en bleu et en fuschia et je louche déjà sur le blanc...). Vous pourriez penser que c'est mon fessier que j'affiche ainsi, mais non, quoi que le mien se rapproche assez de celui ainsi exposé (AH AH AH).

lundi 1 mai 2017

Billet d'humeur(s) #5

✭ Douche(s) polaire(s).
Depuis vendredi soir, je me lave à l'eau froide. C'est drôle (ceci dit cela ne me fait pas rire...), ma chaudière décide toujours de tomber en panne le vendredi, veille de week-end, généralement après 22 heures. Je me console, tout en claquant des dents, en me disant que le froid est excellent pour la tonicité corporelle (et que peut-être que le fait que mon corps lutte pour maintenir sa température, vais-je me délester de quelques grammes ?) (AH AH AH) mais j'avais besoin de geindre un peu quand même. L'eau est vraiment très froide. Oui, je pourrais aller prendre ma douche ailleurs, pas si loin. Mais en sus d'être une (grosse) flemmarde, j'aime passionnément geindre sur mon si triste sort. N'empêche, je le redis, l'eau est vraiment très froide (je n'évoque même pas l'absence de chauffage, inutile d'en rajouter...).

Faut-il regarder "13 reasons why" ?
Bon. Au début, je ne voulais pas regarder cette série, les séries pour adolescents je l'avoue, me gonflent rapidement (trop niaises). Et puis j'ai lu l'avis de Caro, je me suis dit "why not". Déjà 1 raison de regarder, voyez-vous ? (Quelle finesse d'esprit). Genre un dimanche d'hiver... Et puis j'ai lu l'avis d'un de mes profs préférés et... Je me suis précipitée. Une réminiscence de cet esprit contradictoire caractéristique de ma propre adolescence, très certainement ? Bon. Je ne sais pas si j'ai aimé ou pas, c'est difficile de dire "j'aime" compte-tenu du sujet, n'empêche j'ai été bluffée par l'actrice principale - Katherine Langford - et j'ai visionné les épisodes à la suite les uns des autres. Et sincèrement, j'ai été captivée.


✭ Jolie découverte.
Je n'ai aucun préjugé en ce qui concerne les marques des produits de beauté, certainement parce que j'aime découvrir de nouvelles textures et/ou senteurs. Aussi, l'autre jour, quand je suis tombée sur ces crèmes pour les mains, forcément j'ai craqué sur celle senteur fleurs de cerisier... Parfum que j'adore. Et dans la foulée, j'ai aussi pris la crème lait & lavande. Je ne sais pas si cette crème est disponible dans d'autres parfums, mais dans les deux que je possède je l'adore. Elle est douce, parfumée et efficace.
 

✭ Et quelle overdose !
Je suis de loin, de plus en plus loin d'ailleurs, l'élection présidentielle. Ce que je retiens de ces derniers jours, c'est l'overdose de ces débats politiques stériles pour la plupart, sur les réseaux sociaux, sans fin, sans nuance et SURTOUT, sans tolérance. Enjoy les jours à venir... Et pour lire le très bon article de 20 minutes à ce sujet, c'est ICI


"Est-ce que vous mangez des légumes" ?
J'ai eu l'esprit parasité par mon rendez-vous de mardi dernier, ces jours-ci. Rien de dramatique, mais quand même. Et puis alors que j'admirais ma corbeille quotidienne, dans ma cuisine, j'ai repensé à sa question "Est-ce que vous mangez des légumes", comme si le fait de ne pas en manger allez justement dévoiler de toute évidence l'origine de mes kilos en trop. Inutile de préciser que oui, je mange des légumes et des fruits. Et que je n'ai pas pris la peine de répondre à sa question. 


Cette Poilue...
Ne fait que bouffer et dormir. Je la soupçonne d'être dépressive. Non ?

+ 5,7 kilos !

C'est l'histoire d'une fille (inutile de rappeler que ce Blog est une œuvre de fiction, et que les personnages, les faits et l...