jeudi 27 avril 2017

Un appartement à Paris, Guillaume Musso.


Le 4ème de couverture ~ « L’art est un mensonge qui dit la vérité… ». Paris, un atelier d’artiste caché au fond d’une allée verdoyante. Madeline l’a loué pour s’y reposer et s’isoler. À la suite d’une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours. L’atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l’assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd’hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d’unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires. Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais. 



L’histoire se déroule sur 5 jours, entre le 20 et le 25 décembre. De prime abord, compte-tenu de la saison propice, l’on pourrait penser à un conte de Noël si ce n’est que la première scène, glaçante, est le récit d’une tentative de suicide. Côté personnages, il y a Gaspard, dramaturge misanthrope et Madeline, ex-flic cabossée et héroïne involontaire du prologue, qui se retrouvent contraints de partager à Paris, l’appartement d’un peintre à succès décédé un an plus tôt, terrassé par l’assassinat de son enfant. Gaspard et Madeline se mettent en quête de retrouver les derniers tableaux du peintre, alors que la présence d’un tueur en série qui hante le passé se fait jour. Les pages défilent dans un tumulte angoissant et ô combien captivant. J’ai particulièrement aimé Gaspard & Madeline, qui s'affrontent et s’épuisent dans des joutes verbales et physiques incessantes alors qu’ils se ressemblent tant finalement, dans la quête comme dans la fuite éperdue de la maternité/paternité et de l’apaisement. La fin espérée respire l'espoir et une nouvelle chance, avec amour. C’est toujours avec une tristesse infinie que je referme la dernière page d’un livre de Guillaume Musso, tant j’aime la psychologie de ses personnages et la sensation d'être captive de son récit... Mais pour rien au monde je ne me priverai de cette sensation.

Le culte de l'échec ?

L'autre jour, alors que je vivais une petite crise d'angoisse en toute intimité (je ne m'étais pas pesée depuis plus d'une ...