dimanche 30 avril 2017

Et après ?

Un médecin te dit "FAUT MAIGRIR".

Les jours qui suivent, tu es dans le ras-le-bol du régime, sans même l'avoir commencé (l'as-tu jamais arrêté ceci dit, parce que le régime c'est quand même un peu toute l'histoire de ta vie, compulsions vs répressions et c'est valable aussi dans l'autre sens, répression vs compulsions....). Alors tu boulottes un peu. Tu te dis que tu es en vacances. Et que les vacances s'appliquent aussi au régime (oui, les régimes aussi prennent des vacances !).

Tu réfléchis. Faut maigrir, oui oui. FAUT.

BREF.

Une nana te passe sous le nez, blouse et jean, blouson en cuir. Simple, chic. Mince. Classe. Et tu réalises que toi, tu ne te trouves jamais classe. Toujours grosse. Jamais classe. Non, parce que grosse, donc. Alors jamais classe. Pourtant, ce n'est pas si antinomique.

Ce n'est pourtant pas faute de le penser, de le dire, de l'écrire, de m'interroger sur cette maltraitance quotidienne que je m'inflige, avec ces régimes que je cumule. Je ne supporte plus d'entendre "Faut maigrir". Ceci dit je progresse, je ne pleure plus quand je l'entends et mieux, j'oppose même mon propre argumentaire. Mais quand même. Faut maigrir, ouiais. Faudrait être aussi plus FIN et point question de physique dans cette allégation.

Je vais bien. Je relativise. J'ai envie de me sentir classe, quand bien même faut maigrir et que je n'y parviens pas.

Le culte de l'échec ?

L'autre jour, alors que je vivais une petite crise d'angoisse en toute intimité (je ne m'étais pas pesée depuis plus d'une ...