dimanche 30 avril 2017

Et après ?

Un médecin te dit "FAUT MAIGRIR".

Les jours qui suivent, tu es dans le ras-le-bol du régime, sans même l'avoir commencé (l'as-tu jamais arrêté ceci dit, parce que le régime c'est quand même un peu toute l'histoire de ta vie, compulsions vs répressions et c'est valable aussi dans l'autre sens, répression vs compulsions....). Alors tu boulottes un peu. Tu te dis que tu es en vacances. Et que les vacances s'appliquent aussi au régime (oui, les régimes aussi prennent des vacances !).

Tu réfléchis. Faut maigrir, oui oui. FAUT.

BREF.

Une nana te passe sous le nez, blouse et jean, blouson en cuir. Simple, chic. Mince. Classe. Et tu réalises que toi, tu ne te trouves jamais classe. Toujours grosse. Jamais classe. Non, parce que grosse, donc. Alors jamais classe. Pourtant, ce n'est pas si antinomique.

Ce n'est pourtant pas faute de le penser, de le dire, de l'écrire, de m'interroger sur cette maltraitance quotidienne que je m'inflige, avec ces régimes que je cumule. Je ne supporte plus d'entendre "Faut maigrir". Ceci dit je progresse, je ne pleure plus quand je l'entends et mieux, j'oppose même mon propre argumentaire. Mais quand même. Faut maigrir, ouiais. Faudrait être aussi plus FIN et point question de physique dans cette allégation.

Je vais bien. Je relativise. J'ai envie de me sentir classe, quand bien même faut maigrir et que je n'y parviens pas.

jeudi 27 avril 2017

Un appartement à Paris, Guillaume Musso.


Le 4ème de couverture ~ « L’art est un mensonge qui dit la vérité… ». Paris, un atelier d’artiste caché au fond d’une allée verdoyante. Madeline l’a loué pour s’y reposer et s’isoler. À la suite d’une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours. L’atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l’assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd’hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d’unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires. Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais. 



L’histoire se déroule sur 5 jours, entre le 20 et le 25 décembre. De prime abord, compte-tenu de la saison propice, l’on pourrait penser à un conte de Noël si ce n’est que la première scène, glaçante, est le récit d’une tentative de suicide. Côté personnages, il y a Gaspard, dramaturge misanthrope et Madeline, ex-flic cabossée et héroïne involontaire du prologue, qui se retrouvent contraints de partager à Paris, l’appartement d’un peintre à succès décédé un an plus tôt, terrassé par l’assassinat de son enfant. Gaspard et Madeline se mettent en quête de retrouver les derniers tableaux du peintre, alors que la présence d’un tueur en série qui hante le passé se fait jour. Les pages défilent dans un tumulte angoissant et ô combien captivant. J’ai particulièrement aimé Gaspard & Madeline, qui s'affrontent et s’épuisent dans des joutes verbales et physiques incessantes alors qu’ils se ressemblent tant finalement, dans la quête comme dans la fuite éperdue de la maternité/paternité et de l’apaisement. La fin espérée respire l'espoir et une nouvelle chance, avec amour. C’est toujours avec une tristesse infinie que je referme la dernière page d’un livre de Guillaume Musso, tant j’aime la psychologie de ses personnages et la sensation d'être captive de son récit... Mais pour rien au monde je ne me priverai de cette sensation.

mercredi 26 avril 2017

C'est l'histoire d'une fille grosse et dépressive.


Ou bien dépressive et grosse ?

Hier, j'avais donc rendez-vous avec la remplaçante de mon médecin généraliste, ce dernier étant en vacances. J'avais préparé la check-list de mes petites pathologies, histoire de ne pas en oublier une, je suis la spécialiste du "Mince, j'ai oublié de parler de ça !" une fois sortie du cabinet. Afin de ne pas passer pour une hypocondriaque de bon matin (enfin, pas entièrement...), je suis également la spécialiste des check-list au bureau. Et mine de rien, c'est appréciable. Ceci dit, dans ma vie personnelle, point de check-list, cela me semble paradoxalement d'un ennui mortel...

Donc, une fois les présentations effectuées, je sors ma check-list. Le premier point est en lien avec l'arthrose. Je ne termine même pas ma phrase qu'elle me dit "FAUT MAIGRIR". Alors moi, ce genre de phrase stéréotypée, comment dire ? Je hausse direct le sourcil droit. Et je lui demande "Et comment fait-on, pour MAIGRIR ?".

Genre, l'évidence ? Finger in the nose, arrête donc de BOUFFER ma pauvre fille ! Elle me dit qu'il suffit de prendre rendez-vous avec la diététicienne du cabinet, pardi !

Je passe au second point de la check-list. Elle m'explique que c'est une conséquence d'une autre de mes pathologies... Et indirectement, du surpoids. Je suis à deux grammes d'enjamber son bureau pour lui enfoncer son stéthoscope jusqu'à la glotte, à cette asperge. Je lui explique que pédagogiquement parlant, je trouve bien d'encourager les personnes, par exemple en disant "Vous avez bien maigri, continuez !" plutôt que d'asséner un "Faut maigrir". Elle me contemple. J'espère qu'elle réfléchis sincèrement à ce que je lui explique (mais je doute).

Pour la 3ème pathologie, elle me demande si je suis dépressive. En plus d'être grosse ? Sincèrement, je ne sais pas. Je ne sais plus. Avant d'entrer dans ce cabinet, je ne me sentais ni grosse ni dépressive. Mais voilà que depuis quelques minutes, je doute. Et si j'étais une grosse dépressive qui s'ignore ? (Cela contenterait une certaine partie de mon lectorat !).

Pour les autres pathologies, alors que concrètement il ne s'agit que de renouveler un traitement, elle me fait tout un laïus comme quoi ce n'est pas bien de prendre "ça". 

Quand elle dit "ça", c'est en référence aux petites gouttes magiques que je prends le week-end, après une semaine sans dormir une nuit entière. Sauf que les petites gouttes, c'est pas bien. Par exemple, si tu ne dors pas la nuit, il faut essayer quand même (...). De dormir. Même si tu ne dors pas.  Mais vraiment, il faut essayer. J'insiste, je lui dis que je n'y arrive pas. Elle insiste aussi : "Mais quand vous ne dormez pas, vous essayer de vous rendormir ?". Non non. Non, en fait, je crois que j'aime ne pas dormir, depuis que je suis abonnée à Netflix. 

Et "ça", c'est aussi l'eczéma. La cortisone c'est le mal, dit-elle. Un autre traitement, alors, quand cela fait des mois que tu luttes en vain contre une poussée et que tu viens en désespoir de cause demander de l'aide ? Elle soupire. Et prescrit de la cortisone.

Bref, je ne me sentais pas spécialement grosse ni dépressive avant ce rendez-vous. Je ne me sentais pas davantage grosse ni dépressive en sortant, à la réflexion. J'ai tellement croisé des médecins version asperge qui t'assènent sans aucune psychologie des "Faut maigrir" comme s'ils disaient bonjour, sans s'attarder sur tes efforts en la matière ni par exemple sur ces vices que tu ne possèdes pas pour le bien de ta santé pour autant (je ne fume pas... Je ne bois pas... Je marche chaque jour ma demi-heure et plus...)... 

Je ne suis ni grosse, ni dépressive. J'ai juste quelques kilos à perdre, et il m'arrive parfois le matin de ne pas vouloir affronter le monde et de rester cachée sous ma couette (ce que je ne fais jamais, pourtant).

mardi 25 avril 2017

C'est l'histoire d'une fille coincée.

Billet écrit le 3 avril 217, végétant à l'état de brouillon depuis.

***

En préambule de ce billet, je souhaite rappeler, si besoin est, que ce Blog est une œuvre de fiction. Les personnages, les faits et les lieux cités sont des inventions de l'auteure et visent à conférer de l'authenticité au récit. Toute ressemblance avec des situations, des lieux et des personnes existants ou ayant existé ne peut être que fortuite (ah ah ah).

Je vais donc vous raconter un épisode dans l'existence d'une fille coincée. Très coincée même, et dodue, ce qui n'arrange rien parfois. C'était un matin de la semaine passée, et une folle envie pour cette fille très coincée, de porter CE jean en dépit de 2 ou 3 kilos repris (ou bien jamais reperdus ?). A l'impossible nulle n'est tenue, n'est-ce pas ? Alors la fille très coincée a enfilé le jean en retenant sa respiration et dans la foulée a eu l'excellente idée de faire quelques flexions/extensions rapides de haut en bas et de bas en haut pour détendre un peu l'élasthanne dudit jean. La solution était limpide, sur l'instant, mais c'était sûrement sans compter cette petite crise d'arthrose de la hanche gauche, pas réellement handicapante excepté le matin, qui persiste depuis une quinzaine de jours.

Et là, après quelques flexions/extensions, ladite hanche c'est coincée en position basse. A quelques millimètres du sol.

La fille très coincée, une fois une bouffée de chaleur impromptue (mais somme toute logique ?) un peu estompée, s'est laissée choir sur son séant, la hanche en biais, ne sachant que faire d'autre hormis patienter.

Au bout de quelques longues et interminables minutes, la fille très coincée a pu de nouveau bouger les orteils. La jambe. La hanche. Et a réussi à se hisser de toute sa hauteur, non sans une certaine fierté, dans le genre ni vue ni connue, le long du mur, jusqu'à tenir debout.

La bonne nouvelle, c'est que l'élasthanne du jean était plutôt bien, après cet épisode. L'histoire s'arrête là et ne dit rien de l'égo de la fille coincée, si ce n'est que sa hanche gauche coince toujours le matin.

lundi 24 avril 2017

Presque un mois...

Sans écrire. Le dernier billet date du 25 mars. Autant prévenir, je n'ai aucune circonstance(s) atténuante(s). Durant ce laps de temps, j'ai écrit un billet, qui végète à l'état de brouillon. Manque d'entrain, manque de temps. Pourtant, tout va bien. Les jours se suivent et se ressemblent (ou pas), je me languissais de mes dernières vacances avant une période professionnelle très intense et puis voilà ces quelques jours qui s'offrent enfin à moi... 


Au programme, ne rien faire (c'est déjà beaucoup). Dormir (ce n'est pas une évidence...), bouquiner, aller au cinéma, jardiner, adopter des orchidées...


Et des succulentes (ci-dessus mon récent coup de coeur, je ne me lasse pas de contempler cette jolie petite composition...). 

Prendre le temps, simplement. 

Et puis revenir écrire quelques billets, bien sûr !  

***
Je ne parle que rarement politique, au quotidien, bien que friande du sujet. J'ai mes convictions, nuancées. En raison de quelques jours en Auvergne, j'ai voté par procuration, vote de dépit plus que de conviction, justement. Je suis effarée, depuis hier soir, de voir ces flots de haine qui se déversent, sans aucun respect des convictions d'autrui, ces manières abjectes de te démontrer (peu importe la manière) que si tu n'as pas voté comme l'autre, tu es forcément dans l'erreur, quitte à t'exclure d'un clic (le charme des réseaux sociaux...) parce que décidément, tu t'obstines. Je ne partage pas certaines idées politiques, j'aime pourtant échanger, essayer de comprendre. J'aime apprendre des idées qui diffèrent des miennes. Je ne considère pas que mes convictions sont les meilleures. Je n'ai simplement pas de mots, quand je vois défiler les maux des autres, sans tolérance aucune.

Le culte de l'échec ?

L'autre jour, alors que je vivais une petite crise d'angoisse en toute intimité (je ne m'étais pas pesée depuis plus d'une ...