samedi 25 mars 2017

Mais c'est quoi ces paquets de La Redoute ?

Voilà quelques temps déjà (comme le temps passe, c'était il y a trois semaines), j'avais partagé cette photo de Miss Poilue, qui faisait connaissance avec Tony, le dernier-né de la famille Céleste. Tony, c'est le cyclope juste en bas à gauche de la photo.
Je crois qu'avant d'adopter Tony dans la famille Céleste, je me suis savamment triturée les neurones, compte-tenu des avis aussi bien positifs que négatifs entendus à maintes reprises. Pour la petite anecdote, j'avais déjà adopté, précédemment, un aspirateur-robot. Quand j'ai commencé à lire la notice... J'ai perdu patience et je l'ai raccompagné dans son orphelinat. Oui, je sais, c'est moche et je n'en suis pas vraiment fière, peut-être que je n'étais pas prête (à essayer de comprendre l'incompréhensible !).

Et puis Tony est arrivé. J'ai apprécié de suite sa simplicité.

Et je me suis amourachée de son efficacité. Tony fait des miracles. La première fois, je l'ai suivi de partout, j'avais un peu peur. Qu'il casse, massacre ? Je ne sais pas trop. Je lui ai même tendu des pièges (oh ! la mesquine !) et j'ai semé quelques miettes, ici. Quelques graviers, par là. NICKEL.

Le seul hic (si je puis parler de hic) c'est que Tony a une nette tendance à vouloir se planquer sous le canapé (quelle féniasse) et à y rester, pour ne pas bosser je l'ai bien compris. 

Je m'étais donc dit qu'il ne me restait qu'une chose à faire, changer de canapé ! (mesquine, mais très maligne la p'tite hin hin hin). Je n'hésite pas à me mettre à quatre pattes pour le récupérer par les oreilles et l'enjoindre à se remettre au boulot sous peine de le priver de dessert.

Sauf que Tony se coince aussi sous les angles de mon lit. Et je n'ai pas vraiment l'intention de changer de lit dans un futur proche (ni lointain, d'ailleurs).

Mais qu'importe. Tony est juste super. Miss Poilue le regarde travailler avec curiosité, je veille à lui rappeler que c'est aussi un peu son esclave, puisqu'il ne fait que ramasser les poils qu'elle semble prendre un malin plaisir à semer ainsi que les graviers qu'elle adore propulser à je ne sais combien de mètres de ses cabinets privés. Blague à part, je pense très sérieusement qu'elle s'entraîne pour le lancer de graviers aux prochains jeux olympiques...

Et donc, le contenu des paquets. Apparemment il y en avait trois, mais je n'ai retrouvé le contenu que de deux : une paire de Converses et puis un Chino noir.


 Un jour, il faudra que je raconte l'histoire de ce Chino.

samedi 18 mars 2017

Se féliciter.

Depuis vendredi 10 mars, je ponce, j'hydrate. J'hydrate, je ponce. Je me surveille étroitement. Je veux me défaire de cette sale manie de me rogner les peaux autour des doigts. Je ne veux plus avoir honte de mes mains. Mercredi, j'ai craqué sur un doigt, c'est de ma faute (ceci dit comme ce sont mes mains, je suis bien évidemment la coupable idéale !) car je n'avais pas assez hydraté mes mains. La peau était sèche. Craquante. Croquante... BREF. Depuis, tout va bien dans ma rédemption ongulaire, je veille et surveille. Hier, j'étais à 2 doigts de m'offrir tout le nécessaire pour pénétrer dans le monde formidable de la pose de vernis semi-permanent, mais quand la vendeuse a commencé par me décrire les différentes étapes, j'ai décroché. Trop d'étapes à gérer, sachant qu'au bout de deux couches de vernis je suis déjà lasse... Alors comme je voulais quand même me féliciter pour cette splendide progression vers de belles mains manucurées, j'ai acheté 3 vernis. Et incessamment sous peu, je vais m'offrir une manucure en institut, depuis le temps que j'en rêve (ce que je ne fais jamais tant j'ai HONTE de montrer mes doigts).
NdlB : Les couleurs ne ressortent pas très bien sur la photo (c'est la faute au soleil !) (je veux le printemps !), j'ai pris un gris pailleté, un rouge sombre et un taupe.

Un cri sous la place, Camilla Grebe.


AVEZ-VOUS DÉJÀ PERDU LA TÊTE PAR AMØUR ?
Emma, jeune Suédoise, cache un secret : son patron Jesper, qui dirige un empire de mode, lui a demandé sa main. Mais il ne veut surtout pas qu’elle ébruite la nouvelle. Deux mois plus tard, Jesper disparaît sans laisser de traces et l’on retrouve dans sa superbe maison le cadavre d’une femme, la tête tranchée. Personne ne parvient à l’identifier. Peter, policier émérite, et Hanne, profileuse de talent, sont mis en tandem pour enquêter. Seul problème, ils ne se sont pas reparlé depuis leur rupture amoureuse dix ans plus tôt. Et Hanne a aussi un secret : elle vient d’apprendre que ses jours sont comptés. Dans un Stockholm envahi par la neige, un double récit étourdissant prend forme. Chaque personnage s’avère cacher des zones d’ombre. À qui donc se fier pour résoudre l’enquête ?
***
Vendredi soir (pas hier soir, mais voilà déjà une semaine), 45 minutes à passer dans les transports en commun et l'occasion de choisir un nouveau livre. J'avais noté de lire ce polar nordique, parce que j'ai un gros faible pour le genre. Et puis la couverture me plaisait, le 4ème de couverture aussi. La scène de crime est sanglante, certes, mais étrangement l'auteure ne s'y attarde pas. Pourtant, c'est cette même scène de crime qui m'a attiré (plus c'est glauque, plus j'aime). L'histoire oscille entre 3 personnages (Peter, Hanne & Emma), et j'ai été captivée dès le départ. C'est comme un puzzle dont les pièces s'imbriquent peu à peu (ou pas d'ailleurs). Et la manipulation qui sévit au fur et à mesure des pages qui se tournent. Des personnages, certes. Et de la lectrice que je suis, aussi. Un très très bon polar.

dimanche 12 mars 2017

Over The Taupe ?



Fin de semaine. Je suis en entretien. J'écoute pendant qu'elle parle. Je peine à fixer son regard, parce que mon propre regard peine à fixer autre chose que ses mains. Des mains normales, aux ongles courts, carrés et manucurés. Le vernis est taupe. Ses mains sont magnifiques.

Je pense à mes mains. Crispées. Recroquevillées. Cachées. Mes ongles sont courts, carrés. Jamais manucurés. Les peaux sont rognées. J'ai très (trop) souvent honte de mes mains. Je ne supporte pas de croiser les regards affligés (dégoutés ?) qui se posent sur mes mains.

Je suis dépendante des crèmes hydratantes. Parfois, l'application d'une crème brûle mais je l'accepte, pire je recommence l'application, parce que c'est LA punition, je n'avais pas qu'à arracher cette énième peau. Parce que je sais que le concept de "la dernière peau et puis j'arrête et je crème" n'est qu'un leurre. Certainement parce qu'après la dernière peau, il y en a toujours une suivante.

Je rêve que mes mains soient ainsi. Je me répète à l'envi qu'il ne tient qu'à moi. J'ai bien réussi à ne plus rogner mes ongles. Je suis donc capable de ne plus rogner les peaux du pourtour de mes ongles.

Alors depuis cette fin de semaine, je me sermonne. Je ponce, j'hydrate. J'hydrate, je ponce. Et je repense à ces mains, et puis aux miennes, qui seront peut-être un jour similaires.

Source image : Pinterest.
Vernis OPI Over The Taupe. 

Dans ma peau, Yael Adler.


Le 4ème de couverture ~ Elle nous entoure de toutes parts, mesure près de deux mètres carrés et enveloppe tout ce que nous portons en nous. La peau est notre lien avec le monde extérieur. Notre antenne. Elle peut émettre et recevoir. Elle nourrit nos sens. Elle est objet de désir, elle est notre zone frontière, le fascinant réceptacle de toute notre vie, et en même temps une gigantesque terre d'accueil pour les bactéries, les champignons, les virus et les parasites. Pourtant, peu d'entre nous savent vraiment ce qu'est cet organe, comment il fonctionne et surtout quelles missions vitales il accomplit pour nous. Dans cet ouvrage, Yael Adler, Dermatalogue, choisit de parler de la peau en faisant tomber tous les tabous qui lui sont associés. Celui de la nudité très souvent ? organes génitaux visibles ou sentiments de honte invisibles ?, mais aussi ceux des odeurs, un peu fortes ou carrément nauséabondes, des petits défauts, creux, bosses et taches, ou encore des sécrétions. Bref, bien des choses dont nous n'aimons pas parler ou que nous trouvons écoeurantes viennent de la peau : pellicules, cérumen, boutons, sébum, sueur, etc. Autre tabou : les maladies vénériennes, surtout quand il s'agit de savoir où on les a attrapées. Pour elle, tout cela n'a rien de répugnant, bien au contraire. Elle pense et analyse avec ses sens : elle observe, gratte, presse et sent. Car la nature, la consistance et l'odeur d'une affection cutanée sont autant d'indices qui aident à démasquer le coupable. La peau est un organe fascinant, le plus vaste du corps humain. Une pure merveille ! Aussi divertissant qu'instructif, cet ouvrage nous explique ce qu'il faut savoir sur cet organe essentiel qui nous relie au monde, aux autres et à nous-mêmes.


Quand j’ai commencé à lire ce livre, j’étais à la fois très intéressée et dubitative sur le sujet : je prends soin de ma peau, tous les jours. C’est plutôt une évidence et un besoin, je le fais par nécessité. Je ne supporte pas les boutons (le psychodrame au réveil à la découverte d’un intrus !) ou encore les gratouilles lorsque la peau souffre de déshydratation… J'ai en sus la chance d'avoir reçu comme héritage une peau très claire, criblée de tâches de rousseur notamment. Pour autant, je me suis demandée si j’allais me passionner pour un livre entièrement dédié à la peau. La réponse est oui ! Parce que j’ai conforté certaines de mes connaissances et appris des choses nouvelles. J’ai apprécié la manière d’écrire de l’auteure, ici point de nom de crème à utiliser ni de secrets de stars divulgués bien que jalousement gardés : ce livre parle de peau. Derme, épiderme, hypoderme (ce dernier n’était pas connu, en ce qui me concerne ! Et pourtant, c’est là où ma cellulite hante mes cuisses… Et mon ventre… Ah ah !), les différents types de peau, le lavage – point trop n’en faut pour sentir bon et nombre de mes congénères devraient s’en inspirer, me disais-je justement un matin de cette semaine alors que je plissais le nez en réaction à l’agression olfactive de certain(e)s. Ce que notre peau dit de nous, ce que notre peau nous dit, aussi, sans détours. Les gratouilles… Et autres déclarations enflammées mais souvent pas agréables. La finalité de ce livre, et ce n’est pas une mince affaire, est de nous permettre de nous sentir bien dans notre peau, dorénavant et pour toujours, parce que notre peau nous relie au monde et aux autres, depuis nous-mêmes.

samedi 4 mars 2017

Billet d'humeur(s) #4

En préambule de ce billet, sachez que je fais vraiment des efforts pour publier plus souvent, sans trop de succès je vous l'accorde, car en parallèle j'ai repris la lecture après une période plutôt longue d'abstinence, sans raison(s) particulière(s) et je vais toujours autant au cinéma. Et puis j'ai découvert Netflix (ADIEU).

Côté cinéma, depuis la mise en place de la numérotation des sièges, deux mondes co-existent et s'affrontent (parfois violemment) : le monde de ceux qui réservent une place et s'assoient à la place numérotée qui a été effectivement réservée (logique, non ?). Et puis le monde de ceux qui réservent une place et s'assoient à une autre place que celle numérotée et réservée. Et tu assistes à un ballet incroyable dans la salle, entre ceux qui s'installent à la bonne place et ceux qui ne sont pas installés à la bonne place et qui se lèvent plusieurs fois, parce qu'ils ne s'installent jamais à la place initialement réservée. Je suis parfois extraordinairement psycho-rigide (je l'assume pleinement) mais à partir du moment où je choisis une place, je m'installe à cette même place. Je ne comprends pas et je ne supporte pas la seconde moitié du monde qui décide de réserver une place et de s'installer à une autre place. Où est la logique de la démarche ? Personnellement, je déloge sans état d'âme. C'est MA place.
 
Côté polars, j'ai lu juste avant Nuit de Bernard Minier...
Dompteur d'anges, de Claire Favan.
Le 4ème de couverture ~ Condamné pour un meurtre qu'il n'a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là mêmes censés assurer l'ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu'il est reconnu innocent et libéré, ce n'est plus le même homme. Il n'a désormais plus qu'une seule idée en tête : se venger de cette société qu'il hait par-dessus tout. Pour frapper ses bourreaux au coeur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu'à ce qu'une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature...

Claire Favan fait partie de mes auteures préférées et ce thriller est un bijou de perversité. C'est la première fois que je ressens de l'empathie pour un psychopathe. J'ai lu ce livre en quelques jours à peine, me délectant de l'histoire et du final. Je vous le conseille si vous ne redoutez pas de ne pas fermer l'oeil de la nuit, comme tous les livres de l'auteure par ailleurs.

J'avais aussi remarqué sur le site de La Bête Noire (l'une de mes principales sources d'envie de thrillers...) Les filles des autres, d'Amy Gentry. Très sincèrement, si je n'étais pas tombée sur une critique positive de ce livre, je ne l'aurai pas lu, pour une simple question de couverture qui ne m'attirait pas plus que cela (je suis très sensible à la couverture d'un livre...). L'histoire est simple mais prenante et l'intrigue qui se dénoue bouscule les certitudes, j'ai bien aimé même si j'ai eu un peu de mal à être captivée dans les premières pages. 

Le 4ème de couverture ~ Êtes- vous bien certaine de connaître votre fille ? D'ailleurs, est-ce vraiment la vôtre ? À 13 ans, Julie Whitaker a été kidnappée dans sa chambre au beau milieu de la nuit, sous les yeux de sa petite soeur. Dévastée, la famille a réussi à rester soudée, oscillant entre espoir, colère et détresse. Or, un soir, huit ans plus tard, voilà qu’une jeune femme pâle et amaigrie se présente à la porte : c’est Julie. Passé la surprise et l’émotion, tout le monde voudrait se réjouir et rattraper enfin le temps perdu. Mais Anna, la mère, est très vite assaillie de doutes. Aussi, lorsqu’un ex-inspecteur la contacte, elle se lance dans une tortueuse recherche de la vérité – n’osant s’avouer combien elle aimerait que cette jeune fille soit réellement la sienne…

✭ Côté cinéma encore, j'ai donc vu beaucoup de films ces derniers jours, mais si vous avez l'occasion d'aller voir Lion, foncez.
 J'ai été captivée dès le début par le regard et le sourire de ce petit Saroo et son odyssée incroyable durant laquelle sa vie bascule, puis sa quête une fois adulte pour retrouver sa maman, son frère et sa soeur. Un terrible et puissant moment d'émotions, peut-être accentué par le fait que le film s'inspire d'une histoire vraie.

jeudi 2 mars 2017

Nuit, Bernard Minier.


Le 4ème de couverture ~ Nuit de tempête en mer du Nord. Secoué par des vents violents, l’hélicoptère dépose Kirsten Nigaard sur la plate-forme pétrolière. L’inspectrice norvégienne enquête sur le meurtre d’une technicienne de la base off-shore.    Un homme manque à l’appel. En fouillant sa cabine, Kirsten découvre une série de photos. Quelques jours plus tard, elle est dans le bureau de Martin Servaz. L’absent s’appelle Julian Hirtmann, le tueur retors et insaisissable que le policier poursuit depuis des années. Étrangement, sur plusieurs clichés, Martin Servaz apparaît. Suivi, épié. Kirsten lui tend alors une autre photo. Celle d’un enfant.  Au dos, juste un prénom : GUSTAV. Pour Kirsten et Martin, c’est le début d’un voyage terrifiant. Avec, au bout de la nuit, le plus redoutable des ennemis.  UN FACE-À-FACE ANGOISSANT.  

Après Glacé, récemment adapté en série pour M6, Le Cercle et N’éteins pas la lumière, Bernard Minier, auteur incontournable du thriller français, signe le grand retour du commandant Servaz. Les livres de Bernard Minier sont traduits dans dix-neuf langues.

***

Nuit, c'est la suite tant attendue de Glacé, le premier thriller de Bernard Minier, incontournable auteur de mes lectures préférées. Cette Nuit, c'est l'espace temps d'un nouvel échange entre le commandant Servaz et le psychopathe Julian Hirtmann. C'est une longue et interminable Nuit, qui domine les êtres et s'immisce dans leurs vies et leurs nuits aussi, ces nuits qui hantent les jours sans relâche, de ses tentacules glacées. Personnellement, je n'ai pu m'empêcher de faire un lien entre l'écriture en relief de Nuit sur la couverture de ce livre, couverture dont l'aspect est Glacé, en lien avec le premier opus des aventures du commandant Servaz. Et j'ai adoré, j'ai dévoré cette lecture, qui bien au-delà de l'intrigue, met l'accent sur les personnages, les histoires, les vérités et les secrets. L'intrigue est savamment orchestrée, minute par minute. Chaque détail, même le plus insignifiant, compte. Je n'ai pu m'empêcher de voir le mal, ici, en plein jour, alors qu'il se terrait ailleurs, dans la nuit. Indécelable. Chaque chapitre nous entraine dans un tourbillon d'émotions, d'angoisses et de peurs.

Le final (mais pas le point !) est juste étourdissant. Assourdissant. Surprenant. Addictif, aussi, parce que de final il n'en est qu'un recommencement. 

Comme le dit l'auteur, voilà une Putain d'histoire (titre de son dernier livre, juste avant Nuit).

On the road (ou presque).


Jeudi dernier, 12 heures et des poussières, je ferme la porte du bureau. Je suis en vacances. Le temps de rentrer chez moi, de déjeuner, de finir mon sac et je suis partie. Je dépose ma Poilue chez ses grands-parents, un petit café et je prends la route, au volant d'un autre Bolide que le mien. Déjà, il faut que je me familiarise avec le bouton Start pour le démarrage, ce qui n'est pas si facile que ça, mon Bolide fonctionne à l'ancienne, avec une clé. Je roule tranquillement et j'arrive au premier péage. Je prends un ticket et au moment de redémarrer, la voiture s'arrête le capot sous la barrière levée. J'appuie sur Start, rien. Derrière moi, les gens s'énervent aussitôt, dans un concert de klaxon. Tout est une simple question de confiance en soi (je crois que c'est toute l'histoire de ma vie !) parce que plutôt que d'imaginer que ce Bolide puisse avoir un problème, je me fustige en me disant que je suis vraiment nulle de ne pas réussir à le redémarrer... Les gens continuent d'hurler, d'insulter. Pas seulement ceux dans la file derrière moi, mais ceux sur les voies parallèles, aussi. Enfin quoi, je ne vois pas que je gêne tous le monde ? (Je suis la première gênée, mais personne ne semble le remarquer...). Par contre, pour aider... J'appelle une amie, qui me dit que pour redémarrer c'est facile, il suffit d'appuyer simultanément sur Start et la pédale de frein. J'inspire, j'expire. Je m'exécute. Rien. Je continue de me fustiger mentalement. Je n'ai qu'une envie, réussir à redémarrer cette voiture pour de bon et aller me garer un peu plus loin pour évacuer ce stress qui est à son summum. Je tente de mettre les warning et là, rien. Et je comprends que donc, non, peut-être que le problème ne vient pas de moi. J'appelle un autre ami. Et puis une dépanneuse, aussi. Enfin, la dépanneuse c'est un monsieur de la société qui gère l'autoroute qui l'appelle non sans m'avoir hurlé dessus qu'il n'était pas question que je me fasse remorquer par un particulier, ce que je n'avais même pas envisagé, mais au point où j'en étais des mots doux, je pouvais bien en recevoir quelques-uns de plus... La dépanneuse arrive enfin. Le dépanneur, certainement plus doué dans la communication mécanique que verbale, ouvre le capot. Tripote la batterie et déclare son décès. Redémarre le Bolide et me dit "Vous pouvez repartir, mais SURTOUT ne calez pas !". Un énième petit coup de pression, comme si j'en avais besoin... Me voilà donc repartie direction le garagiste, en redoutant de caler, ce qui finalement n'arrivera pas (Hallelujah !) (titre d'une chanson de Léonard Cohen, c'est très important pour la suite de l'histoire...). Selon le garagiste, le problème ne vient pas de la batterie mais d'une cosse (de haricot ?) desserrée. Qu'il resserre en 3 secondes et me souhaite bonne route dans la foulée. Ce que je fais, angoissée à l'idée de caler (oui je sais, ce Bolide n'est plus censé calé mais les angoisses se servent de nos peurs abstraites & irrationnelles pour vivre, hélas !). Il est presque 18 heures et je déteste rouler de nuit. L'auto-radio réclame un code (que je n'ai pas) et au bout d'une heure, je commence à chanter une chanson, il semble d'ailleurs que je n'en ai qu'une dans mon répertoire puisque ce sera la même, jusqu'à ce que j'arrive : Hallelujah. Bien sûr, je ne connais que le refrain. Hallelujah, répété 4 fois. Je refuse de m'arrêter tant j'ai peur de caler (oui, encore), je tombe dans des embouteillages monstrueux et je flirte sans vergogne avec la bande d'arrêt d'urgence, au cas ou. Et puis j'arrive. Et sur un magnifique Martini Bianco, les vacances peuvent enfin commencer.

Hallelujah ! 

Le culte de l'échec ?

L'autre jour, alors que je vivais une petite crise d'angoisse en toute intimité (je ne m'étais pas pesée depuis plus d'une ...