samedi 28 janvier 2017

Billet d'humeur(s) #2

Préambule : je m'étais promis d'être plus assidue dans l'écriture et puis... Le dernier billet date de dimanche dernier (déjà !). Je me suis connectée plusieurs fois pour écrire... Sans succès. Manque d'inspiration, manque de temps ?


J'ai vu un film splendide, qui m'a littéralement transporté : Lalaland, qui dépeint une histoire d'amour façon hollywoodienne, avec en toile de fond la poursuite de ses rêves. Amour, tendresse et mélancolie se côtoient sur un rythme jazzy et c'est un régal (attention spoiler : quand bien même j'aurai préféré une autre fin, peut-être plus romantique selon moi, mais cela aurait été omettre que la vie n'est pas toujours un rêve...).


J'ai lu un livre que je n'aurai pas nécessairement eu l'idée (ni l'envie) de lire, conseillé par une amie : Chanson douce de Leila Slimani. Le sujet est glauque et l'enchaînement des faits comme des mots est extrêmement prenant, cette nounou s'est installée dans mon quotidien sans que je n'y prête attention, et pourtant. Si j'avais eu une nounou (et accessoirement des enfants), je la regarderai sans doute différemment. De l'auteure, je lirai également Dans le jardin de l'ogre, que j'ai ajouté sans hésiter à ma pile de livres à lire. Pour le moment, je suis (enfin) plongée dans Un tout petit rien de Camille Anseaume.


✭ J'ai repris la lecture avec plaisir, avec peut-être davantage d'assiduité depuis que je sais que le moyen le plus efficace de diminuer son stress (moi, stressée ?) c'est de lire 5 à 6 pages quotidiennement. Je m'efforce de prendre un temps chaque jour, pour lire : chez moi, dans le tramway, durant ma pause déjeuner... Me déconnecter du reste du monde quelques secondes et lire.

✭ Alors que je lisais un article sur le jeûne intermittent, je suis tombée sur une phrase de Rémi Raher qui a trouvé un bel écho en moi et qui tourne en boucle dans ma tête depuis, je cite : "Forcément, si vous décidez de gravir l’Everest alors que vous n’avez jamais fait d’escalade, vous allez morfler et vous allez échouer. Commencez tranquillement." tant elle résume parfaitement ce côté perfectionniste qui est le mien et qui la plupart du temps m'éloigne drôlement de la perfection, paradoxalement. A méditer.

✭ Je suis toujours intensément préoccupée par mes pérégrinations capillaires, coupera, coupera pas ? A l'heure actuelle, je suis très tentée de couper, je rêve de la coupe savamment décoiffée, celle qui permet de faire oublier que je ne me coiffe jamais (#fucklebrushing) et que je n'ai aucune intention de changer. Et j'ai envie d'une nouvelle paire de lunettes de vue, forme ovale (je suis sur une piste très sérieuse d'ailleurs...).

✭  Je rêve du printemps.
 

dimanche 22 janvier 2017

Cavale, Virginie Jouannet.

Le 4ème de couverture : « Minuit doit être passé depuis longtemps. Les voisins ont dû se réveiller, il faudrait être sourd pour ignorer le va-et-vient dans les escaliers, les éclats des gyrophares qui clignotent inlassablement. Un mauvais rêve. Elle a beau lutter, le sentiment d’irréalité la paralyse. Respire. Ça va revenir. Respire… ». Jeanne a oublié deux heures de sa vie. Deux heures pendant lesquelles son compagnon a été poignardé. À l’arrivée de la police, elle se souvient seulement s’être réveillée à ses côtés, dans une mare de sang. Avant cela, rien. Jeanne doit retrouver la mémoire. Vite. Quand commencent les appels anonymes, elle n’a plus le choix. Elle s’enfuit. Au cours de sa folle cavale, il lui faudra dénouer les fils de son passé et faire face à une culpabilité d’enfance qui ne cesse de la ronger.

***
 "Cavale" : tout est dit. Ce livre dévoile, page après page, la cavale d'une femme prise par le tourbillon d'une fuite éperdue. Fuite de la police mais pas seulement, fuite de (ou des ?) assassin(s), et puis surtout, sa propre fuite, d'elle-même, de celle qu'elle était il n'y a encore pas si longtemps, fuite de l'enfant qu'elle était, fuite du passé et fuite des souvenirs qui ressemblent plus à des cauchemars... A mon sens plus roman psychologique que thriller, ce livre est prenant dans son registre, quel qu'il soit. Les dualités passé/présent sèment les questions comme les doutes et les réponses se révèlent très tardivement. 

L'extrait ci-après m'a particulièrement ému, et j'ai aimé ces connotations pleines de sens sur la vie et l'existence en général, distillées au fil des pages.

" Je ne vais pas te dire que le temps passe vite et qu'on oublie, parce que ce serait mentir. On vit avec les gens qu'on aime et parfois ils sont loin, parfois ils sont morts, mais ça n'empêche rien, et finalement tu t'aperçois que ce qui compte, c'est l'amour que tu leur portes. C'est ça qui te grandit. Voilà. Je ne t'empêcherai pas de t'en aller, mais rappelle toi une chose : tes parents voudraient que tu sois heureux. Alors aime la vie."

Je remercie XO Editions pour cette jolie découverte.

samedi 21 janvier 2017

Billet d'humeur(s) #1

J'aime bien les billets à épisode, complètement déstructurés à tendance fourre-tout. C'est passionnant, autant à écrire qu'à lire (enfin là, j'extrapole un poil).

Je pourrais parler de lundi dernier pour inaugurer ce premier billet d'humeur(s), parce que lundi c'était le Lac des dindons mais pas seulement. C'était une de ces journées pénibles, qui s'éternise dans une lenteur époustouflante et semble ne jamais s'achever. Le reste de la semaine était un peu du même acabit : des insomnies à répétition, j'ai ENCORE rogné le pourtour de mes doigts, la question lancinante relative à ma chevelure est revenue me hanter - je coupe ou pas ? - et j'ai appris que j'avais une (ou plusieurs ?) mastose fibrokystique en allant me faire presser les pomelos parce qu'il parait que je cumule un certain nombre de printemps, j'ai bu presque un litre d'Aloe Vera - c'est à vomir - parce que ce serait absolument miraculeux pour le transit mais apparemment pas sur ma personne (au bout de 6 jours, sans rien apercevoir à l'horizon...), j'ai accepté une nouvelle fois sans mot dire que le pèse-moi-même me traite mal (enfin, pas comme j'aimerai...) et... Le week-end est enfin arrivé.

Ce matin, j'ai pris le temps, de siroter des cafés en bouquinant sur le canapé. C'était tellement bien que j'ai décidé de poursuivre encore un peu.


Alors comme j'avais bien besoin de sucre pour me consoler de ces minuscules chagrins qui quand même, te plombent un peu ton quotidien, j'ai programmé à l'identique de ce matin, une petite séance lecture sur canapé, en début d'après-midi, avec mon plaid et ma chatte, café et pop-corn. J'ai follement aimé l'odeur du café qui se mélangeait à celle du pop-corn, et j'écoutais le petit bruit du maïs qui s'éclate, ça faisait pop pop pop. Et puis j'ai ouvert le micro-ondes, d'où une grosse fumée noire est sortie aussitôt assortie du bruit atrocement assourdissant du détecteur de fumée, les yeux qui piquent, la gorge qui brûle. Et le pop-corn qui n'est plus. C'est pas plus mal pour mon cul, me direz-vous.

Alors j'ai ri. Parce que parfois, ce n'est pas ta journée. Et puis parfois, ce n'est juste pas ta semaine non plus.

lundi 16 janvier 2017

Le Lac des dindons.


Tu connais sûrement Le Lac des cygnes, splendide ballet de Tchaïkosvki. Tu connais peut-être un peu moins Le Lac des dindons, célèbre ballet également, qui se pratique en hiver, sur les trottoirs verglacés (à défaut d'un lac, certainement). Tu te retrouves soudainement (brutalement ?) projetée sur la scène contre ton gré, par -10° environ, le corps encore engourdi après une relativement bonne nuit de sommeil. Le choc thermique entre le confort de ton mignon chez toi et la rue est plutôt violent, tu ne sens plus tes oreilles (quelles oreilles ?), tu tentes vaguement de te rappeler combien tu trouvais la neige qui tombe si jolie depuis ton canapé durant tout le week-end... Tu rentres le ventre, tu serres les fesses. Tu es un peu engoncée dans ta tenue mais qu'importe. Ton heure de gloire est proche ! Il te faut avancer sur les trottoirs en version glissée sans chuter, à la manière d'une étoile filante virevoltant en toute grâce d'un lampadaire à l'autre, effleurant un mur en toute légèreté avant de valser de manière endiablée avec une poubelle, en compagnie de tes congénères matinaux. Le ballet s'achève, tu es en sueur mais tellement heureuse et enjouée d'avoir ainsi traversé les rues sans jamais te laisser choir...

Splendide !

samedi 14 janvier 2017

Mercredi, c'était le premier jour des soldes...

Je trouve toujours le mois de janvier un peu rude financièrement parlant, non mais quelle drôle d'idée de positionner les soldes juste après Noël ? Quelle drôle d'idée aussi me direz-vous, de filer ma carte bancaire au Père Noël... Bref ! Alors pour me consoler (vainement), je me dis toujours que je n'ai besoin de rien. Bon, quand bien même c'est la vérité, ça c'est dans l'absolu, parce qu'en réalité... Je ne cesse de penser à ce joli pantalon rayé, qui me fait de l'oeil depuis... Un moment. Ou encore cette blouse d'un joli bleu grisé, et il se trouve que j'adore sa jumelle version corail. Et puis ce blouson...

Et puis même si je n'ai besoin de rien, je ne suis jamais à l'abri de la superbe affaire, n'est-ce pas ? Celle que tu ne saurais laisser filer, sous peine de te pendre quelques minutes plus tard (que personne ne s'inquiète, je suis si grosse que la corde cèderai sous mon poids...). Par exemple. 

Et puis mardi soir dernier, j'ai reçu ça...
Le piège. Je suis tombée dedans si facilement ! Parce que bien sûr que je l'ai préparé mon panier. De ce qui me faisait envie, mais dont je n'avais pas réellement besoin. Et mercredi, quand j'ai regardé le panier, comment dire... En tant qu'analyste financière spécialisée dans le shopping, force m'a été de conclure que je ne pouvais décemment pas lutter avec de telles réductions. J'ai même rajouté quelques articles.

Je suis (si) faible - mais j'aime l'être.

mardi 10 janvier 2017

Quelle idiote ! (c'est affectif).




Parce que mieux vaut prévenir que guérir, toute personne désireuse, à la lecture de ce billet, de m’adresser une leçon de morale en bonne et due forme est promptement invitée à se taire à jamais. Je sais fort bien, puisque je partage mon quotidien H24, que je souffre de certains troubles, avec lesquels je cohabite plutôt bien cependant (je me pardonne très facilement mes âneries, surtout celles qui se répètent….). Si je fais le choix de divulguer certains de mes maux avec des mots que j'écris ici, ce n’est pas anodin. Une psychanalyse personnelle, en quelque sorte. Et la morale, je suis capable de me la dispenser toute seule (même si c’est loin d’être efficace apparemment). Je veux dire, je vois bien que je suis une grosse conne, mais parfois je ne parviens pas à m’empêcher de l’être à l’insu de mon plein gré de toute évidence. Bref, j’ai repris quelques kilos, rien de grave, mais sachant que je veux (dois) perdre encore une dizaine de kilos… J’ai décidé de me reprendre en main. Fermement. Très très fermement. A croire que quand je prends cette décision, une étrange facette de ma personnalité s’éveille et crie « Protéines ! » (qui me parle ?). J’ai donc acheté des puddings protéinés (note à moi-même : à la prochaine idée du même genre, achète-toi un parfum). Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai juré DE NE PLUS JAMAIS ACHETER de produits protéinés, parce que c’est juste infâme et que je suis vomitophobe. Puisque lundi = régime, en dessert ce midi c'était donc pudding. Dès la première cuillerée, j’ai su que lundi ne serait pas si facile. Tout du moins, pas un lundi en mode pudding protéiné. En fait, je veux tellement perdre ces kilos que c’est le gros bordel dans ma tête au niveau de l’organisation, comment faire ? Il faut manger plus de protéines dit le médecin ! Oui mais alors la viande… Les Œufs… Je n’aime pas. Les légumes secs, j’adore, mais tout cela manque de protéines ! Dit le médecin. Oh et puis je ne sais pas pourquoi en réalité, je ne veux pas avoir faim (alors qu’avoir faim ne m’indispose pas, paradoxalement…), je veux maigrir vite (rien ne presse, pourtant...), je ne suis pas avare de pensées débiles sur le sujet. J’ai un master ès régimes. Je sais ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, surtout avec moi. Je sais que je suis intolérante aux produits protéinés. Et pourtant, à chaque fois, j’arrive à trouver LE produit qui ne ressemble pas aux précédents et qui sera vraiment bon, évidemment. Mais non. Alors voilà, ma première cuillère de pudding en bouche, j’ai attrapé un morceau de papier pour la recracher aussitôt (quelle classe !) en me disant que oui, ça pour être une grosse conne, hein. Et puis j’ai ri. Mieux vaut rire de sa stupidité que pleurer, non ? Promis, je ne recommencerai plus.

lundi 9 janvier 2017

Ta façon d'être au monde, Camille Anseaume.

Dimanche, j'ouvre un oeil. 6 heures 47. J'hésite. Me retourner, bien au chaud sous la couette et tenter de me rendormir ? Je me sens reposée. Je me lève, je vais dans le salon. La boule de poils me suit, elle réclame pêle-mêle un câlin, à manger et à boire. Je prépare le premier café de la journée, celui qui me plait le plus, par son odeur et sa saveur, sa promesse des instants à venir, quels qu'ils soient. J'hésite : regarder les informations ou lire ? Je ne sais plus à quand remonte ma dernière lecture. Début décembre ? Autant dire une éternité. Le café est dans la tasse et moi, déjà sur le canapé, calée contre ces fichus coussins qui ne tiennent pas en place, sous un plaid bien chaud. J'aime le silence feutré du matin. C'est décidé, depuis le temps que j'ai envie de lire un livre de Camille Anseaume, ce sera son dernier : "Ta façon d'être au monde". Dehors, il fait encore nuit. J'ai relevé le volet mais pas trop, j'aime voir l'obscurité sans être vue et soudain, le jour est levé. Je lis en apnée, comme j'aime : le plaisir des mots à en oublier de respirer (en vérité je respire quand même, mais sans y penser, c'est l'oubli, la quiétude, le reste du monde qui disparait...). Je suis happée. Conquise. Surprise. Emue. La narration oscille entre le je et le tu, au nom de l'amitié. C'est la vie de chacune qui est contée, qui se mêle, s'emmêle aussi, l'amitié, l'amour et puis la mort. Et puis de l'amitié et l'amour, qui survivent. Je n'ai pas vu les pages défiler, je suis restée stupéfaite d'être parvenue au mot de la fin et de revoir les mots défiler à nouveau, sous un autre jour. J'ai adoré. 

Alors bien sûr, je sais que je lirai "Un tout petit rien" du même auteure. Pas tout de suite, la magie de "Ta façon d'être au monde" est encore trop prégnante pour cela, mais c'est incontournable. 

***


Le 4ème de couverture : « C’est l’heure du départ, la fin de l’été. Il faut rentrer. Dans la chambre, je reste transie, incapable de bouger. C’est l’angoisse et les regrets qui me paralysent. Je comprends que je n’ai pas pris le temps de défaire mes valises, ni même de regarder à la fenêtre. Maintenant que je réalise qu’on y voit la mer, il est temps de m’y arracher. Le séjour est passé sans moi. J’étais là, et je ne le savais pas. J’en conçois une tristesse et une culpabilité infinies, sans commune mesure avec les faits. Tu connais ce rêve étrange que je t’ai souvent décrit. Il m’a hantée chaque nuit pendant des années. Et puis un jour je ne l’ai plus fait. Ce jour-là, j’ai compris que l’été avait duré vingt-six ans. »  Elles sont amies d’enfance. L’une est inquiète, rêveuse, introvertie ; l’autre est souriante, joyeuse, lumineuse. Ensemble, elles grandissent, découvrent la vie, l’amour. Jusqu’à ce qu’un drame bouleverse le monde qu’elles se sont bâti... Un roman poignant sur l’amitié, le deuil, et sur ce point de bascule irréversible qui sonne la fin de l’insouciance.

Le culte de l'échec ?

L'autre jour, alors que je vivais une petite crise d'angoisse en toute intimité (je ne m'étais pas pesée depuis plus d'une ...