samedi 17 juin 2017

Le culte de l'échec ?

L'autre jour, alors que je vivais une petite crise d'angoisse en toute intimité (je ne m'étais pas pesée depuis plus d'une semaine et je m'imaginais déjà avec 15 kilos de plus au compteur), je me suis une fois de plus surprise à me dénigrer avec une facilité déconcertante et extraordinairement méchante. Et c'était reparti pour les mêmes tourments que je m'inflige régulièrement, je suis grosse, je suis énorme, les gens se moquent de moi et tralala. J'essaye d'analyser, de me poser, de m'écouter, de m'enjoindre à davantage de bienveillance mais ce n'est pas facile. Et j'en étais là de mes réflexions, du chocolat plein la bouche, quand soudain une lumière est apparue (au bout du tunnel ?) : je ne suis jamais positive concernant mon physique, tout est gros, tout est moche et rien ne va jamais. Je me lasse moi-même à me dénigrer ainsi. En ce moment, je n'arrive pas à maigrir. C'est normal, je me goinfre à la moindre occasion et ensuite je me fustige, c'est vrai, je suis tellement nulle ! (Peut-être juste gourmande finalement et ça, ce n'est vraiment pas un problème insurmontable...). C'est le culte de l'échec, pour lequel je suis drôlement douée. Bref.

J'ai donc décidé, pour la énième fois, de ne plus être mon propre bourreau et d'arrêter de me violenter. Et je me suis fixée un objectif physique et pas des moindres, pour assumer celle que je suis, pas parfaite certes. Et alors ? J'ai donc décidé de ne plus cacher certaines parties de mon corps. Je suis encore loin de montrer mes genoux, mais je suis allée au bureau en dévoilant mes épaules. Le premier jour, j'ai eu du mal à quitter ma veste. Mais une fois dévêtue je n'ai plus pensé à rien d'autre qu'à cette agréable sensation de ne pas être parfaite et d'être bien pour autant. Apaisée.

Sur la photo ci-dessous (le miroir de l'ascenseur est flatteur...) je porte une robe sans manche et je me demande comment j'ai pu, durant des années, ne pas oser. J'ai donc décidé que mon été flirterait avec des robes longues sans manche, sous le sceau de l'apaisement.

dimanche 11 juin 2017

La manipulation du neurone shopping selon Mango.

Voilà quelques temps, j'ai eu une soudaine envie de robes longues. J'en avais repéré plusieurs, 3 précisément chez Mango et surtout une, qui n'était pas disponible dans ma taille (hélas). J'ai donc commandé 2 robes et j'ai enregistré mon courriel pour être alertée - sans aucun espoir - de la disponibilité de la 3ème. J'ai bien reçu les 2 robes mais aucune n'a su me séduire, en raison de leur maille tee-shirt. Autant je porte des robes maille tee-shirt le week-end, autant pour aller bosser je trouve que cela manque de tenue (et de classe, plaît-il !). Et puis voilà qu'un soir, j'ai reçu ce courriel.
MA robe. Enfin, MA future robe. Quand j'ai lu "il n'en reste plus que 3 et 52 personnes sont également intéressées par cet article", je me suis littéralement jetée sur ma carte bancaire et j'ai commandé l'objet de ma convoitise. Je salue la manipulation du neurone shopping selon Mango, quelle efficacité indéniable sur ma personne...!

Il se trouve qu'en plus, cette robe est juste magnifique en réalité. Je l'adore. Elle tombe parfaitement bien sur ma personne, sans fausse modestie. Je me félicite d'autant plus d'avoir été si bien manipulée, parce qu'à ce jour elle n'est à nouveau plus disponible. Je fais partie des 3 élues, quelle joie ! 

samedi 10 juin 2017

C'était une double fracture des amygdales, finalement.

Oui, je suis toujours là. Vous ne pensiez pas vous débarrasser si facilement de mes insipides billets, n'est-ce pas ? Après ma première fracture des amygdales et compte-tenu d'une combustion du thermomètre 5 jours plus tard, je suis retournée voir un médecin (le mercredi 24 mai, à 20 heures précisément alors que je flirtais avec le 39° à l'ombre de mes neurones...). Pas le même que la première fois (pas folle, l'humoriste !) mais un autre. Celui-là, il avait de l'humour mais c'était moi qui n'en avait plus quelques minutes seulement après la phase auscultation, quel dommage (ma vie n'est qu'une suite de rendez-vous manqués...). Après m'avoir enfoncé son coton-tige jusqu'à l'anus (si si) il a déclaré la main sur le coeur que cette fois, mon angine était virale et que comme les antibiotiques, ce n'est pas automatique... Il me fallait du repos, et seulement du repos. Il a dit qu'il voyait que j'avais l'air déçue de ne pas avoir un traitement (?), je me sentais plus éreintée personnellement que déçue, après une semaine d'angine et pas une once d'amélioration à mon état général (et tellement lasse des blagues masculines du genre "Si tu veux, j'ai du sirop de Cordom !" - AH AH AH mais ce que tu es drôle, arrête, je vais finir par mourir de rire plutôt que d'une angine !). Je lui ai donc expliqué que je voulais un traitement pour aller mieux, ce à quoi il a répondu qu'il fallait que je me repose. SUPER. Il m'a juste proposé un spray à vaporiser sur mes amygdales endolories, ce que j'ai décliné (il était sûrement aromatisé au sirop de Cordom, son spray !).

Je me suis donc reposée. Mais j'ai quand même cohabité presque 3 semaines avec une double fracture des amygdales. Aujourd'hui, ce n'est bientôt plus qu'un lointain très mauvais épisode du mois de mai, mais je rumine encore un peu, parce que je suis une râleuse née. 

Je sens poindre en moi une phobie des médecins généralistes, quand même. Vite un canapé, que je m'allonge pour ouvrir mon esprit à qui de droit (et mon gosier à un verre de vin !).

mercredi 24 mai 2017

"C'est une fracture des amygdales !".

Jeudi soir dernier, alors que je bouquinais paisiblement sous la couette, calée contre mes oreillers, je me suis assoupie. Pourtant, ma lecture était palpitante mais... Ma tête est tombée en avant. Disparition spontanée. Quand je me suis réveillée, en sursaut, quelques minutes plus tard, j'avais atrocement mal aux amygdales. En raison de mes longues années de médecine, j'ai aussitôt diagnostiqué une fracture des amygdales (c'est douloureux mais pas mortel, heureusement).

Le lendemain, je n'étais pas trop en forme et je souffrais toujours. Le soir, quand je me suis mise à grelotter en maudissant la fraîcheur de cette soirée printanière, je me suis mise à douter. Après quelques secondes d'intimité avec un thermomètre, le verdict est tombé : 39°.

Le samedi matin au réveil, je frôlais les 40° et étrangement je me sentais presque en forme. Cette sensation n'a duré que quelques minutes et quand j'ai vu qu'une heure plus tard le paracétamol ne semblait avoir que bien peu d'effet(s) sur mon état, je me suis décidée à consulter un médecin en urgence, qui n'était donc point le mien puisqu'une part les urgences, il ne les gère pas avant une semaine, et d'autre part il ne travaille pas le samedi. Le médecin qui m'a reçu était un peu austère de prime abord et moi, bien que fatiguée, je me sentais autant l'âme d'une humoriste qu'à l'ordinaire. Alors quand il m'a demandé depuis quand j'avais les amygdales dans cet état, je lui ai raconté de manière fort romancée ma soirée de jeudi, et cette atroce fracture des amygdales qui paradoxalement ne m'empêchait pas de parler. Alors que je riais de la drolitude de cette anecdote, tout de même, il a déclaré, sans un sourire, d'un ton et d'un air atrocement consternés :

"Une fracture des amygdales, ça n'existe pas."

En insistant bien, comme vous pouvez l'imaginer, sur le "ça n'existe pas". Desfois qu'en plus, je me sois fracturée la compréhension.

Quand je lui ai demandé un traitement de choc pour aller travailler lundi (je suis absolument INDISPENSABLE), il a haussé son sourcil droit en disant que la plupart des gens demandaient un arrêt de travail, rarement un traitement de choc.

Je lui ai donc répondu (humour humour !) que peu de gens tout de même, se fracturait les amygdales en lisant. Il n'a pas davantage apprécié.

La morale de cette histoire, c'est que la fracture des amygdales n'existe pas. Et l'humour médical NON PLUS.

dimanche 14 mai 2017

"Je suis victime de maltraitance....

Et je suis mon propre bourreau". 

Voilà une phrase que je me répète souvent. Je m'efforce d'agir en conséquence, mais bien souvent la pression du contrôle que je m'inflige est si forte, que je pratique bien malgré moi la flagellation de l'esprit de manière quasi-permanente. Et pourtant ! J'aspire à rêver. A ne plus me brutaliser ainsi. A faire la paix avec moi-même. A vivre.

Un peu par hasard, je suis tombée sur le livre de Fabrice Midal, dont je n'avais jamais entendu parler (il est philosophe et écrivain) : Foutez-vous la paix et commencez à vivre.
J'ai commencé à le lire, parce que rien qu'avec le titre, j'ai eu le sentiment d'être comprise. Entendue. Ecoutée. Pas (ou plus) seule avec mes questionnements existentiels. Je me suis dit que quand même, c'était tout à fait ça. Je ne recherche nulle part ailleurs des réponses qui je le sais depuis le temps que je vis avec moi-même, sont rangées là, précieusement, à l'intérieur. Je me sens comme une bibliothèque, le livre du dessus m'empêche souvent d'accéder à celui du dessous, et que dire du livre lu et aimé, si méthodiquement oublié tant il est criant de vérité ? Ou encore celui posé sur la pile, dont je reporte la lecture à demain, ce demain qui pourtant ne survient jamais ? Tant de livres... Autant de questionnements existentiels, donc.

J'ai lu. Relu. Je réfléchis. Je me remémore. Ce livre est une invitation à de la bienveillance envers soi, de multiples façons, sans qu'aucune d'elles ne soit une leçon. J'ai profondément aimé sa lecture, très certainement parce que je suis à un moment de ma vie où je ne supporte plus cette quête de la perfection qui est mienne, alors que j'aspire simplement à être la somme de mes qualités et de mes défauts, en toute simplicité.

Beaucoup de passages me bouleversent, me remuent, me font sourire. Ce passage, notamment : qui suis-je ? (cliquer sur l'image pour l'agrandir, à défaut d'avoir une loupe à portée de main !).



Et puis ces quelques vers de T. S. Eliot...

"Quel est ce moi intérieur, observateur silencieux,
Critique sévère et muet, qui nous épouvante ainsi
Et nous pousse à la futile agitation,
Puis, à la fin, nous juge encore plus sévèrement
Pour les erreurs où ses reproches nous ont jetés".

C'est une lecture qui fait du bien. Beaucoup de bien. Et qui me redonne un regain d'énergie. Je vais donc commencer par arrêter les régimes draconiens et acheter des fringues à ma taille. ME FOUTRE LA PAIX.


***

Pour en savoir plus, site de Fabrice Midal.

samedi 13 mai 2017

Goujaterie culottée !



Voilà quelques temps, déjà, un homme (préservons son anonymat, à défaut de sa dignité) m’a dit, alors qu’il me regardait déambuler en dessous dans mon salon « Quand même, tes culottes « lapin » c’est grave... ». Grave ? Quand moi je songeais confort. Ceci dit, je reconnais que ce lot de slip Playboy, niveau érotisme.... Bon. Et puis j'avais un peu omis, dans l'histoire, le plaisir de porter de la dentelle.
Alors je me sermonne, je me dis que le confort, c'est bien, mais que c'est quand même drôlement important de ne pas non plus laisser mourir sa féminité enrobée dans un élastique estampillé avec des lapins et je me décide à renouveler un peu ma lingerie. Avec notamment des jolis boxers (mon orifice arrière exècre les ficelles de toutes sortes...) et des hauts assortis. Et pas juste du noir, mais du bleu, du fuschia... Je m'enflamme un peu (comme je sais si bien le faire quand je suis armée d'une carte bancaire) mais je n'ai qu'une vie, après tout (et puis je suis dans la pleine force de l'âge, tout de même...). Forcément, je ne pouvais que pavaner devant l'homme à l'origine de cette critique (constructive, je l'admets) dès que possible. Alors qu'un matin, l'occasion se présente ENFIN de déambuler dans l'un de mes nouveaux ensembles...  Dans l'attente de le voir s'extasier, inévitablement...

Il dit juste, d'un ton atrocement banal "Tiens, tu as changé de culotte....".

Voilà. C'est tout. 

Depuis, je ne manque pas une occasion de clamer haut et fort que lui aussi porte des moches-culottes avec des lapins. Et au passage, je dénigre ses chaussettes trouées. Goujat !

***

L'illustration de ce billet est le modèle Tivoli de Bestform. Très beau, très classe et décliné dans des coloris très beaux (je l'ai pris en noir, en bleu et en fuschia et je louche déjà sur le blanc...). Vous pourriez penser que c'est mon fessier que j'affiche ainsi, mais non, quoi que le mien se rapproche assez de celui ainsi exposé (AH AH AH).

lundi 1 mai 2017

Billet d'humeur(s) #5

✭ Douche(s) polaire(s).
Depuis vendredi soir, je me lave à l'eau froide. C'est drôle (ceci dit cela ne me fait pas rire...), ma chaudière décide toujours de tomber en panne le vendredi, veille de week-end, généralement après 22 heures. Je me console, tout en claquant des dents, en me disant que le froid est excellent pour la tonicité corporelle (et que peut-être que le fait que mon corps lutte pour maintenir sa température, vais-je me délester de quelques grammes ?) (AH AH AH) mais j'avais besoin de geindre un peu quand même. L'eau est vraiment très froide. Oui, je pourrais aller prendre ma douche ailleurs, pas si loin. Mais en sus d'être une (grosse) flemmarde, j'aime passionnément geindre sur mon si triste sort. N'empêche, je le redis, l'eau est vraiment très froide (je n'évoque même pas l'absence de chauffage, inutile d'en rajouter...).

Faut-il regarder "13 reasons why" ?
Bon. Au début, je ne voulais pas regarder cette série, les séries pour adolescents je l'avoue, me gonflent rapidement (trop niaises). Et puis j'ai lu l'avis de Caro, je me suis dit "why not". Déjà 1 raison de regarder, voyez-vous ? (Quelle finesse d'esprit). Genre un dimanche d'hiver... Et puis j'ai lu l'avis d'un de mes profs préférés et... Je me suis précipitée. Une réminiscence de cet esprit contradictoire caractéristique de ma propre adolescence, très certainement ? Bon. Je ne sais pas si j'ai aimé ou pas, c'est difficile de dire "j'aime" compte-tenu du sujet, n'empêche j'ai été bluffée par l'actrice principale - Katherine Langford - et j'ai visionné les épisodes à la suite les uns des autres. Et sincèrement, j'ai été captivée.


✭ Jolie découverte.
Je n'ai aucun préjugé en ce qui concerne les marques des produits de beauté, certainement parce que j'aime découvrir de nouvelles textures et/ou senteurs. Aussi, l'autre jour, quand je suis tombée sur ces crèmes pour les mains, forcément j'ai craqué sur celle senteur fleurs de cerisier... Parfum que j'adore. Et dans la foulée, j'ai aussi pris la crème lait & lavande. Je ne sais pas si cette crème est disponible dans d'autres parfums, mais dans les deux que je possède je l'adore. Elle est douce, parfumée et efficace.
 

✭ Et quelle overdose !
Je suis de loin, de plus en plus loin d'ailleurs, l'élection présidentielle. Ce que je retiens de ces derniers jours, c'est l'overdose de ces débats politiques stériles pour la plupart, sur les réseaux sociaux, sans fin, sans nuance et SURTOUT, sans tolérance. Enjoy les jours à venir... Et pour lire le très bon article de 20 minutes à ce sujet, c'est ICI


"Est-ce que vous mangez des légumes" ?
J'ai eu l'esprit parasité par mon rendez-vous de mardi dernier, ces jours-ci. Rien de dramatique, mais quand même. Et puis alors que j'admirais ma corbeille quotidienne, dans ma cuisine, j'ai repensé à sa question "Est-ce que vous mangez des légumes", comme si le fait de ne pas en manger allez justement dévoiler de toute évidence l'origine de mes kilos en trop. Inutile de préciser que oui, je mange des légumes et des fruits. Et que je n'ai pas pris la peine de répondre à sa question. 


Cette Poilue...
Ne fait que bouffer et dormir. Je la soupçonne d'être dépressive. Non ?

dimanche 30 avril 2017

Et après ?

Un médecin te dit "FAUT MAIGRIR".

Les jours qui suivent, tu es dans le ras-le-bol du régime, sans même l'avoir commencé (l'as-tu jamais arrêté ceci dit, parce que le régime c'est quand même un peu toute l'histoire de ta vie, compulsions vs répressions et c'est valable aussi dans l'autre sens, répression vs compulsions....). Alors tu boulottes un peu. Tu te dis que tu es en vacances. Et que les vacances s'appliquent aussi au régime (oui, les régimes aussi prennent des vacances !).

Tu réfléchis. Faut maigrir, oui oui. FAUT.

BREF.

Une nana te passe sous le nez, blouse et jean, blouson en cuir. Simple, chic. Mince. Classe. Et tu réalises que toi, tu ne te trouves jamais classe. Toujours grosse. Jamais classe. Non, parce que grosse, donc. Alors jamais classe. Pourtant, ce n'est pas si antinomique.

Ce n'est pourtant pas faute de le penser, de le dire, de l'écrire, de m'interroger sur cette maltraitance quotidienne que je m'inflige, avec ces régimes que je cumule. Je ne supporte plus d'entendre "Faut maigrir". Ceci dit je progresse, je ne pleure plus quand je l'entends et mieux, j'oppose même mon propre argumentaire. Mais quand même. Faut maigrir, ouiais. Faudrait être aussi plus FIN et point question de physique dans cette allégation.

Je vais bien. Je relativise. J'ai envie de me sentir classe, quand bien même faut maigrir et que je n'y parviens pas.

jeudi 27 avril 2017

Un appartement à Paris, Guillaume Musso.


Le 4ème de couverture ~ « L’art est un mensonge qui dit la vérité… ». Paris, un atelier d’artiste caché au fond d’une allée verdoyante. Madeline l’a loué pour s’y reposer et s’isoler. À la suite d’une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours. L’atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l’assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd’hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d’unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires. Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais. 



L’histoire se déroule sur 5 jours, entre le 20 et le 25 décembre. De prime abord, compte-tenu de la saison propice, l’on pourrait penser à un conte de Noël si ce n’est que la première scène, glaçante, est le récit d’une tentative de suicide. Côté personnages, il y a Gaspard, dramaturge misanthrope et Madeline, ex-flic cabossée et héroïne involontaire du prologue, qui se retrouvent contraints de partager à Paris, l’appartement d’un peintre à succès décédé un an plus tôt, terrassé par l’assassinat de son enfant. Gaspard et Madeline se mettent en quête de retrouver les derniers tableaux du peintre, alors que la présence d’un tueur en série qui hante le passé se fait jour. Les pages défilent dans un tumulte angoissant et ô combien captivant. J’ai particulièrement aimé Gaspard & Madeline, qui s'affrontent et s’épuisent dans des joutes verbales et physiques incessantes alors qu’ils se ressemblent tant finalement, dans la quête comme dans la fuite éperdue de la maternité/paternité et de l’apaisement. La fin espérée respire l'espoir et une nouvelle chance, avec amour. C’est toujours avec une tristesse infinie que je referme la dernière page d’un livre de Guillaume Musso, tant j’aime la psychologie de ses personnages et la sensation d'être captive de son récit... Mais pour rien au monde je ne me priverai de cette sensation.

Le culte de l'échec ?

L'autre jour, alors que je vivais une petite crise d'angoisse en toute intimité (je ne m'étais pas pesée depuis plus d'une ...